jeudi 23 août 2018

L'enfant Sauvage

OMG, je suis teeeellement conteeeennnte de pouvoir enfin vous partager cette petite bande dessinée !!
Elle m'a été commandée pour la région Haut de France il y a environ un an, seules contraintes : exploitation exclusive de leur part pour une année (et voilà pourquoi c'est juste maintenant que je la dévoile), bande dessinée numérique donc format prévu pour les smartphones imposé, douze cases MAX (moui, j'ai trouvé des feintes pour tricher un peu ! ^^ huhuhu !)
Pour le reste, j'ai eu complétement carte blanche. ...ce qui a été assez flippant dans un premier temps parce que trop de liberté tue la liberté, et ça m'a mis une pression de ouf, à ne pas pouvoir me réfugier derrière mon petit doigt en mode "voui mais c'est le thème qui était compliqué", ou même "ah mais oui mais c'est le scénariste qui a écrit l'histoire hein, moi j'y suis pour rien…" :-p

Je suis rapidement parti sur l'idée d'adapter une œuvre de Kipling; tout d'abord Rikki Tikki Tavi (parce que cette fameuse mangouste a bercé mon enfance, et parce qu'elle bute des serpents. https://www.youtube.com/watch?v=IiP8bjijSdo ), mais j'ai rapidement lâché l'affaire, notamment parce que je ne voyais pas comment en faire quelque chose de pertinent sur douze cases.
L'histoire de Mowgli, que je réfléchissais aussi à adapter depuis longtemps sans oser franchir le pas ni savoir par quoi commencer, était trop complexe et trop longue à adaptée...et puis j'ai trouvé dommage de ne pas profiter de cette offre de faire le scénario et de rester cachée derrière mes dessins.
Je suis donc restée sur le thème de l'enfant sauvage et de l'Inde, m'inspirant des prénoms d'Amala et Kamala pour le nom de mon héroïne. Ca m'a aussi donné l'occasion de travailler sur l'époque coloniale qui m'inspire beaucoup.

...tout ça pour dire un grand merci à ces gens qui m'ont fait confiance, ce travail m'a énormément aidé à prendre confiance en mon dessin, et surtout en ma plume (ah, attention, j'ai pas dit que c'était bien pour autant, hein, juste que ça m'a aidé à me lancé. ...la meuf qui sera toujours mal à l'aise avec ce qu'elle écrit, quoi… ^^' ), et a marqué un vrai tournant pour moi.

...bon, l'air de rien comme j'ai fait pas mal de planches de bd depuis ce boulot (99 ! :D comme les 101 dalmatiens !), je trouve ça tout pourri maintenant -alors que j'en étais si fière à l'époque T-T - mais tant pis...

Bref, la voici, j'espère qu'elle vous plaira.















***

Ci-dessous le storyboard













et les pages scannées (donc comme d'hab, j'imprime mes storyboard en bleu pâle (ou une autre couleur parfois), j'encre (comme souvent) au critérium directement dessus, et je fais mes retouches, le cleanage et l'ajout de textes après le scan sur photoshop.






Gren



Rose des Vents



Move



*



Mosso


"- Moi je me verrais pas faire un autre taff...et toi ?

- ...mmh...mouais, si, j'ai deux-trois autres idées qui me viennent, là comme ça."

Requin Marteau



C'est avec une grande joie que je retrouve mes pinceaux et mes godets d'aquarelle depuis hier soir.
Et e viens de passer un très chouette moment d'introspection et de rêverie avec ce requin marteau.


...je vais l'appeler Doudy.

Parce que ça sonne comme le nom d'une peluche douce et souple, et qu'il a l'air gentil pour un requin.

dimanche 19 août 2018

maux de dos





Et toute cette histoire est 100% vraie. (deux jours, quoi ! DEUX jours !!! Alors que j'aurai put partir à me goinfrer de cachetons et prendre des rendez vous quotidiens chez le kiné pendant 5 mois !)

J'avais eu le même problème il y a fort longtemps quand je vivais dans un studio et que je vivais surtout sur un clic-clac (à dormir, manger et travailler. Quelle vie saine.), et (ô miracle), du jour où j'avais commencé à dormir dans un vrai lit, mes maux de dos avaient disparus.

Tout ça pour dire, amis dessinateurs et autres professions assis, pensez à bien investir dans un bon fauteuil...voui c'est cher, mais c'est important.

Prenez soin de vous les coupaings !



Les bons conseils de tonton Phiphi








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Pour ceux qui auraient la flemme de lire déchiffrer  cette petite bd, voici un résumé rapide du (bon !) conseil de Philippe :

Tu es dessinateur.trice de BD, tu es bien lancé dans ton album, et tu penses, tel le petit dinosaure, que la vie restera toujours aussi belle et simple ?
Hé bien sache, comme l'a appris Petit Pied bien violemment que NON.
Sache que cet entrain et cette facilité finiront par passer, et que tu vas un beau jour te retrouver comme un con aux deux tiers de la réalisation ton album avec le cerveau qui ressemble à de la purée mousseline, les doigts pleins de corne et avec un parpaing à la place du dos et des épaules, et ta motivation oubliée quelque part au milieu d'une autoroute proche de Derry dans le Maine, et que là...tu vas comprendre ta douleur.

BREF, le conseil est le suivant : au moment où tu es super bien lancé et où tu as assez de pages derrière toi pour avoir les personnages bien en main, tu dessines les 5 à 10 dernières pages de l'album AVANT de dessiner le milieu.

Pourquoi ? Et bien selon notre bon vieux Phiphi parce qu'ainsi, on sera sûr, quoi qu'il arrive, d'avoir des belles pages à la fin, et que si on bâcle sur la fin (donc sur le milieu), même si c'est tout pourri, "ça passera", et ce bas-de-gamme du milieu sera rattrapé par les planches de la fin qui vont tuer les ours.
...et ça vaut mieux pour le lecteur que de finir sur 10 à 5 pages toutes pourraves avant de refermer l'album, histoire de ne pas rester sur une mauvaise impression.

...oui, c'est un peu le même principe que ces films merdiques qui vous balancent une grosse musique badass et entrainante au générique de fin qui réussissent à vous faire croire que vous venez de passer un bon moment alors que vous avez juste perdu deux heures de votre vie.

*
Pour ceux qui se demandent pourquoi je n'ai pas appliqué cette fameuse technique (à part l'explication de "parce que t'es vraiment un con, Jean Pierre Crayon !" et le fameux "heu ben ché pas…")...je pense que c'est en parti parce que j'ai tendance à bloqué (bloqué !) sur des trucs cons qui me font me sentir au bout de ma vie...et sur cet album, ne pas faire les choses dans l'ordre en faisait partie. ...et oui, c'est...ben c'est dommage, hein.
Mais bon, hein...voilà voilà…
VOUS vous ferez mieux que moi et vous éviterai ainsi de finir votre travail dans une douleur psychologique et physique intense. :D





vendredi 3 août 2018

Glénat et remerciements



Je viens de terminer les planches de mon album "Le Dernier Refuge" à paraître chez Glénat.
Tant que je suis encore un peu dedans, et comme je ne sais pas la place qu'on me laissera, je note ci-dessous mes remerciements de page de garde d'album. Comme ça ils seront au moins écrit quelque part ! :3



Un immeeennnse merci à Roger et Isabelle, mes parents, chez qui j'aurai réalisé 85% de l'album et grâce à qui j'ai put imprimer les crayonnés sereinement.

Merci à Gégé, pour m'avoir soutenu, aidé, et donné un avis avisé à chaque fois que j'ai voulu monter un projet.

Merci à mon pote Nico (parce qu'il est coo-oo-ooo-oo-oool) pour son soutient constant, ses relectures, et pour les verres de lait (de lait.).

A Phiphi Bonifay pour ses bons conseils (parfois...pas toujours… ;) ) et pour son soutient dans les moments pas très marrants de cette année.

Merci à Anne-Brigitte et à Eric pour tout le projet sur les animaux dans la Grande Guerre qui a fait échos (des tranchées ! Huhuhu !)

Merci à Léa et Pierre pour leur soutient dans l'adversité et pour les scans des pages.

A Siham pour l'aide psychanalytique sur le rush de la fin.


A Suzie, Thierry et Delphine qui m'ont apporté en parallèle et à leur insu toute la confiance dont j'avais besoin pour faire cet album.

A mon "ami John" d'Australie et de Belém, qui m'avait donné de précieux conseils auxquels je repense souvent.

A Angéline (...commode…), Daniel, Magdeleine, Ludovic, Aude, Armelle, Fred, Gros-Ben (c'est un renard ?),  Maïs (c'est du fusain ?), Micha, parce qu'ils sont cools.
...qui est-ce que j'oubli…?




A Nayti-Chouquette et Peter-Minou (et aussi à Homère et Jâzz (et à Balou-Bagheera, et à Flanelle, et à Tina, et à Giscard...et Olga aussi !) pour avoir servi de modèles si souvent pour cet album (bien qu'ils soient tous très laids...et gros. Et que je ne les aime pâs).

A Michel Plessix que j'aurai rêvé d'avoir pour mentor et qui m'a tant inspiré.

A mes disparus bien aimés...
Une pensée particulière pour Georges.