lundi 31 décembre 2018

Ma BD à Musée









Et sinon, "La BD à Musée", collectif de bande dessinée autour des Musées d'Angers, est sortie et elle est belle !

Et petit fierté-vaniteuse (assumée) personnelle : c'est ma troisième publication pour Novembre-Décembre 2018 avec Lili et Colin et L'Or des Fous. Et même si pour cet album je n'ai fait que deux pages, je suis quand même trèèès contente ! :)
...et d'autant plus contente que c'est un album partagé avec pleins de coupaings du Maine et Loire, et ça, ça m'fait bien plaisir !! :D



jeudi 20 décembre 2018

blabla du jeudi midi


Je traverse une période de ma vie assez cool professionnellement, où après avoir eu pas mal l'impression de galérer pendant pas mal de temps, certaines portes commencent à s'ouvrir, et je rencontre des gens chouettes avec qui travailler
(et avec qui ça se passe bien jusqu'au bout ! Incroyable !! (j'en profite pour dire un grand merci à mon pote Frédéric Maupomé avec qui je faisais les planches de BD de Virgule le chat, qui auront été une sacrée aide (et même un petit tremplin inattendu) pour moi) et à Delphine-Laure Thiriet, ma scénariste sur Lili et Colin)

Ca a été aussi l'occasion de me "débarrasser" de projets, d'idées de scénario, etc, que j'ai en tête depuis pas mal de temps, et que j'ai put laisser partir faire leur vie tout seuls comme des grands.
...ça parait peut-être pas grand chose comme ça, mais tous ces petits projets inachevés prennent de la place dans la tête, et on se sent plus légers et plus enclins à passer à autre choses quand on a enfin réussi à les enfanter et les remettre au public (...et maintenant j'ai une phrase de Kirikou dans la tête...humph..."un enfant qui parle dans le ventre de sa mère, s'enfante tout seul").

J'avais entendu une interview de Pénélope Bagieu qui m'avait pas mal parlé ou elle expliquait sa démarche sur les BD "Culottées" et l'idée de poser chaque histoire en quelques pages au lieu d'en faire un album complet pour s'en débarrasser sans pour autant y passer 20 ans. Ca m'a notamment fait pensé, pour mon propre travail,  à "L'ondine de l'Etang", sur quoi j'avais commencé à travailler depuis début 2010, que j'ai put faire en 16 pages pour le journal Pierre Papier Chicon.

Et plus récemment, "L'Or des Fous", qui vient d'ailleurs de sortir aux éditions Aymara, avec le journal Une Saison en Guyane. Pour lui aussi il y avait pas mal de choses qui étaient couvées depuis loooongtemps.
Les preuves ci-dessous (même si ça a pas mal évolué ! :p) : - à gauche, un dessin que j'ai fait...je sais plus quand...avant 2013, c'est sûr. Où je voulais travailler sur une petite fille vivant seule dans les marais et les fleuves de Guyane avec un animal (ça aurait été un caïman à l'époque)
- à droite un dessin que j'avais fait pour expliquer un tutoriel en 2015...que j'avais oublié...et sur lequel je suis retombée il y a peu en mode "...ah ouais...on y était déjà presque, hein !"



Bref, tout ça pour parler de ces petits hasards un peu étrange que nous réservent la vie.

...dans un autre genre, on m'a aussi récemment tendu une (très belle) perche à propos de ma bande dessinée El Dorado sur les jaguars et l'ours anthropomorphes (qui a eu aussi ses hauts, ses bas, ses mise en suspens, ses abandons, ses reprises, et moultes mésaventures)


Rien n'est fait de ce côté; à voir ce que ça donne mais pour le moment, mon année 2019 s'annonce plutôt pleine de projets sympas si tout se passe bien. :3





lundi 17 décembre 2018

L'Or des Fous, premier tirage

Unesaisonen Guyane a fait un petit tirage de mon projet "L'Or des Fous" dans le cadre du crownfunding de leur nouveau journal "Boukan, le courrier ultramarin".
Ils viennent de recevoir les livres !







Vidéo de Blabla back from French Guiana






1000 ans pour vous dire (entre autre) qu'on a réussi à ramener la masse de "Lili et Colin" en France Métropolitaine, que si vous voulez en pécho, du coup, c'est possible (pas cher !) et suuurtout...

Messieurs-dames libraires et organisateurs de festivals...si vous voulez me faire venir en dédicace et/ou acheter un stock de ces bande dessinées, c'est tout à fait possible ! 

(...et tout ça résumé dans une vidéo les plus carrée, préparée et professionnelle que vous aurez l'occasion de trouver sur l'internet mondial !)



samedi 15 décembre 2018

La Touk du Savoir, débrief !

Aujourd'hui j'étais au festival du livre La Touk du Savoir à Cayenne avec l'équipe de Plume Verte.
On y a rencontré (et revu) pleins d'auteurs cools, on a vu des p'tits poneys guyanais, on a été bien sous les amandiers avec ce qu'il faut de vent et de soleil, j'ai repris mes street portrait grâce à Maud,...




...on a filmé sans rien voir à ce qu'on cadrait (et j'ai continué d'essayer d'apprendre à faire un selfie sans mettre mes mains devant l'objectif), avec Suzie Lan (éditrice de Plume Verte), Maud Prigent (qui travaille à Plume Verte), Eva (la fille de Suzie) et Anne Cécile Boutard (illustratrice chez Plume Verte)...
 

Bref, un grand merci à toute l'équipe de Plume Verte, mais aussi à tous les gens chouettes qui étaient là où qui sont venus, entre autre : Marc Joub Le Grand, Olivier Copin, Philippe Fenec, Stan Silas, Sébastien Morice, Pierre-Yves Hamo, Juliette Cch, à tous ceux qui sont venus nous voir, comme Marie-Agnès Annic, Didier, Brigitte, Eric, Louiza Foulkiovich, Pierre,...j'espère que je n'oublie pas trop de monde…
Et puis un grand merci à tous les enseignants qui m'auront accueillis, à toutes les personnes que j'ai rencontré depuis un mois, à la famille Itieman toujours aussi géniale, à ma chère MaGdeleine et Jojo,....et à tous les autres !
A bientôt Guyane, à bientôt Cayenne-mon-amour...ce n'est qu'un au revoir !


mercredi 12 décembre 2018

Pagra Liv


Samedi 8 à Cayenne avec les talentueux petits lions des éditions Plume Verte !! :D


Et Maud (des éditions Plume Verte) a aussi été prise en photo !
...et juste au moment où mon cousin et son fils viennent me voir en plus (à gauche planqués par le chapeau) ! Heureux hasard ! :) 


dimanche 9 décembre 2018

Hommage à Michel Plessix



J'ai découvert les albums de Michel Plessix quand j'avais environ 13 ans je crois. Je ne me souviens pas bien de la date, mais je me rappelle parfaitement le cadre, le lieu, même le rayon où j'étais seule et où j'ai sorti le premier tome du Vent dans les Saules. La claque avait été immédiate.

A 17 ans j'ai été invité (je ne sais toujours pas pourquoi ni comment) à un repas d'auteur lors d'un festival. Il était assis à la table d'à côté. Je me rappelle des auteurs de ma table et d'un autre qui était venu se joindre à eux, qui m'avaient tous poussaient à aller lui parler.
Après avoir hésité un bon quart d'heure, à l'instant où je commençais à me lever pour me diriger vers sa table, il partait dans un grand débat joyeux avec ses amis auteurs. Le genre de débat où on sent que si on a deux centimètres de respect et de politesse, on va éviter d'aller casser leur instant de retrouvaille, et où on sent que c'est juste pas le moment.

Depuis lors, j'ai croisé régulièrement monsieur Plessix dans les festival, de plus ou moins loin, en réussissant parfois à lui adresser quatre mots et demi, et toujours avec la mâchoire qui se décrochait quand je l'apercevais (ma sœur en aura été témoin un beau jour de Juin où il est entré dans un restaurant où nous étions en terrasse, avec cette phrase de groupie lâchée dans un souffle "...c'est Michel Plessix…!!"  , avec cette succession de hasard de la vie qui a fait que systématiquement, quelque chose se goupillait mal et faisait que "ce n'était pas le moment" pour vraiment parler avec lui.

Il était devenu un de ces visages connu qu'on a plaisir a apercevoir, tout en sachant qu'ils ne font pas partie de nos vies, ils ont une place bien présente, plus ou moins marquée selon les période, sur la toile de fond de notre cerveau et de notre mémoire.

Je pense que j'ai eu l'occasion (et surtout la chance) de rencontrer, plus ou moins longtemps et avec plus ou moins de feeling, dans des contextes plus ou moins étonnants, presque tous les auteurs que j'admire vraiment le plus au monde.
De ce qui ont vraiment compté dans mon travail et dans ma vie à travers leur travail.

Michel Plessix fait indéniablement parti de ce "Top5"...Top3 selon les jours…
Et très souvent quand on me demandait ma bucket list, une des réponses évidentes étaient : "Rencontrer Michel Plessix. Lui demander son avis sur mon travail. Avoir l'occasion de vraiment discuter avec lui."
Mais ça aussi ça faisait partie d'une toile de fond : avec tous les coups de chance et les belles rencontres que j'avais fait durant ces années au détour de festival, c'était une évidence que ce souhait se réalise un jour, et que ce n'était qu'une question de temps.
Je trouvais une certaine beauté poétique à ne pas forcer le destin et à attendre patiemment ce genre de moments délicat qui font d'une rencontre qu'elle devienne encore plus belle. (et je suis toujours en accord avec cette acceptation des petits hasards qui créent des effets papillons incroyable. Pas de regrets là dessus.)

Un beau jour de Juin 2017, alors que je sortais d'une journée ensoleillée où les moments magiques de par leur harmonie parfaite c'étaient enchainés, et que je monté dans un train pour repartir, je suis tombée sur cet homme, assis dans l'allée où je passé.
Même là la succession d'heureux hasard de cette journée était présente, puisqu'il était à peine 15h et que le festival où j'étais venue en touriste ne fermait pas ses portes avant 19h. La probabilité de croiser un auteur en pleins milieu de l'après midi dans un train était pour le moins très faible.
...j'avais hésité, il semblait occupé à écrire. j'avais avancé dans l'allée...étais revenue sur mes pas, et lui avait dit avec la voix la plus bredouillante et intimidée du monde tout le bien que je pensais de son travail.
Il m'avait répondu avec la grâce d'un mousquetaire gentleman "Merci !...on fait ce qu'on peut !"  
J'étais alors reparti le cœur léger, un sourire niais (de groopie, vous dis-je) aux lèvres.

Michel Plessix est mort brutalement moins de trois mois après cette journée si parfaite.

Avec son décès, c'est toute une partie de mes souvenirs, mais surtout d'un futur que je souhaitais qui s'est effondré. 
J'ai entendu quelqu'un dire un jour 
Quand on fait un deuil, on ne fait pas le deuil du passé. On fait le deuil des futurs souvenirs qu'on ne pourra jamais vivre."
je trouve cette phrase d'une justesse déconcertante et désemparante.
Ce reflet de notre impuissance absolue face à la mort. Ce sentiment je le connais un peu trop bien, et depuis un peu trop longtemps à mon goût. A la longue, j'ai appris à faire un deuil, à accepter, à avancer, à reconstruire.
...mais pour celui-ci, je n'y arrive pas.
...quelque part, je pense que je suis encore dans un refus vis à vis de ça. Au delà du refus de cette disparition, un refus même de l'idée d'accepter.

J'imagine que c'est comme pour tout, ça viendra, jusqu'à ce qu'un beau jour, tout cela m'évoque juste une pensée douce et attendrie.
...mais en attendant, tomber de façon si inattendue sur son nom a juste réussi à me mettre les larmes aux yeux et le seum, en toile de fond encore une fois, pour la journée.

*
Lisez son adaptation du "Vent dans les Saules", c'est beau, c'est pleins de détails comme il en avait le secret, c'est peint avec une main de maître, et on s'y retrouve dans un cadre douillet et réconfortant, avec pleins d'images de nourriture qu'il dessinait comme personne, qui font du bien.

Lisez "Julien Boisvert", c'est une des plus belle histoire de vie, avec tous les détours et les changements qu'elle comporte, et le façonnage d'un caractère et d'un chemin, qu'il m'est été donné de lire, et dont j'ai eu ce sentiment si fantastique avec une bonne œuvre, d'en sortir grandie.

*

mercredi 5 décembre 2018

Il était un Homme libre qui disait...


L'autre jour un ami m'a dit (parmi pleins d'autres phrases sur lesquelles je cogite encore) quelque chose comme :
"L'avantage de vieillir c'est aussi de commencer à se connaitre soi-même. Et à comprendre qui on ne sera pas".

Et s'en saisir et le deuil de cette personne qu'on croyait devenir c'est parfois un peu...perturbant.
...ni bien ni mal, mais perturbant. Juste le temps de digérer les infos, quoi.